Qu’est-ce que le watsu

Pour le moment, ils ne sont que quelque dizaines en France à s’être laisser aller au balancement du watsu. Mais tous espèrent faire découvrir le secret de leur bien-être au plus grand nombre. Le 8 mai, formateurs et amateurs se réuniront à Paris pour le lancement de l’association «Watsu France». Un rendez-vous d’autant plus attendu que le fondateur américain de cette thérapie aquatique, Harold Dull, sera présent. L’occasion de nous éclairer sur cette discipline surprenante…

Parismatch.com : Qu’est-ce que le watsu?
Harold Dull : Le mot « watsu » vient de la contraction de deux termes « water » et « shiatsu ». En fait, il s’agit de faire du shiatsu dans l’eau ! Il y a 25 ans, j’ai eu l’idée de tenter une nouvelle méthode de relaxation dans les sources chaudes de Californie. Maître en shiatsu, je connaissais les bienfaits des étirements et des pressions qui facilitent la circulation de l’énergie. Mais l’eau ajoute une dimension d’enveloppement et de porté, au-delà du touché. Le principe consiste à bercer, puis se laisser bercer par autrui, pendant au moins 20 minutes dans une eau à 34 degrés. Durant ces quelques minutes, vous adaptez votre respiration à votre partenaire, les corps se détendent rapidement au contact de l’eau chaude. Il n’y a rien de régressif dans cette relation. Pas de dominant ni de dominé. Simplement deux personnes qui se rencontrent.

Y a-t-il véritablement une dimension thérapeutique?
Bien sûr! Cette méthode de relaxation connaît un grand succès aux Etats-Unis et fait de plus en plus d’adeptes en Europe. Tout simplement parce que nos sociétés réduisent le contact avec l’autre. Au-delà de la communication, la communion est impossible. Le watsu permet ces retrouvailles avec son propre corps et avec celui d’autrui. Aux Etats-Unis, il est aussi plébiscité par les femmes enceintes, les autistes, les handicapés et les personnes en rééducation ou souffrant de problèmes de dos. Certains médecins l’utilisent comme un complément à leur méthode de guérison. Mais on ne guérit rien uniquement par le watsu, sauf le stress, qui est quand même la maladie du XXIe siècle !

Pourquoi la pratique du watsu est-elle si marginale en France?
Parce qu’il n’existe pas encore de structures adaptées à la pratique de cette discipline! Et que l’Hexagone est bien moins riche en sources chaudes que l’Italie par exemple. Contrairement à la Suisse, la Belgique ou même le Royaume-Uni, la France n’est pas équipée en bassins d’eau chaude. A Paris, nous ne pouvons utiliser qu’une seule piscine de kiné ! Il y a aussi la possibilité de s’initier au watsu dans quelque spa ou centres de thalasso. Mais à cause de ce manque, les formateurs en watsu ne peuvent que rarement animer des séances et des stages de formation en France et partent s’installer à l’étranger. C’est pour remédier à cela que nous avons décidé de créer l’association.

L’association vise-t-elle à encadrer la discipline?
Effectivement, le watsu a souffert de détournements malheureux. Il est arrivé que certaines personnes l’utilisent à mauvais escient, en y intégrant une dimension sexuelle. L’association vise justement à éviter ces dérives. Seuls les formateurs diplômés en watsu pourront se présenter comme tel et l’enseigner en France. Il existe déjà des dizaines d’associations watsu de part le monde. Elles sont toutes regroupées au sein de la fédération waba, basée aux Etats-Unis. Toutes organisent des stages de formation et des séances pour les curieux et ceux qui sont sensibles au rythme du balancement…

Propos recueillis par Daphné Mongibeaux

Plus de renseignements sur www.watsu.fr.

Contact: silvia.bellei@free.fr

Pour le dictionnaire, le mot watsu, formé de la contraction de water et de shiatsu, désigne une forme de shiatsu dans l’eau.

Le watsu naît au début des années 1980 quand l’Américain Harold Dull a l’idée d’emmener ses élèves pratiquer les étirements du Zen shiatsu dans les sources d’eau chaude de Harbin, en Californie du Nord. Tout de suite plus faciles, plus fluides et plus amples, ces étirements favorisent la libre circulation de l’énergie le long des méridiens.

L’eau est primordiale. Elle doit être chaude – 34-35° – pour que le receveur, muni de flotteurs, puisse s’abandonner dans les bras bienveillants du donneur. Au rythme des deux respirations accordées, celui-ci alterne des mouvements de bercement ou d’étirement et des pressions sur les méridiens, avec aussi, parfois, des temps de calme et d’écoute. Pour le receveur, c’est la sensation d’une extraordinaire liberté de mouvement et rapidement les bienfaits de la détente, de la relaxation, du « lâcher prise ».

Chaque séance représente une expérience unique. En résonance avec son histoire, le receveur part à la découverte de son intériorité et de sa relation avec les autres. Le massage dans l’eau chaude rappelle à l’un les soins maternels reçus dans l’enfance, plonge l’autre dans un état méditatif, fait vivre à un troisième les plaisirs de la danse… Mais tous sortent transformés de cette expérience émotionnelle, sensuelle, spirituelle.

Une séance de watsu n’a donc rien à voir avec une visite chez le kiné ! C’est un dialogue, non verbal essentiellement (même si la parole peut trouver sa place en début ou en fin de séance), plein d’attention, d’émotion, d’affection et, osons le mot, d’amour.

 

’eau est primordiale. Elle doit être chaude – entre 34 et 35 degrés – pour que le receveur, muni de flotteurs, puisse s’abandonner dans les bras bienveillants du donneur.

Au rythme des deux respirations accordées, celui-ci alterne des mouvements de bercement ou d’étirement et des pressions sur les méridiens, avec aussi des temps de calme et d’écoute.

Pour le receveur, c’est la sensation d’une extraordinaire légèreté et rapidement les bienfaits de la détente, de la relaxation, du « lâcher prise »

De l’enfance au troisième âge, tout le monde, enfin presque tout le monde, peut profiter des bienfaits d’une séance de Watsu.

Il n’est même pas besoin de savoir nager ! Le Watsu peut au contraire contribuer à atténuer la peur de l’eau.

Il existe par ailleurs des formes de Watsu adaptées aux femmes enceintes, aux bébés, aux personnes avec des besoins physiques ou psychologiques parti-culiers…

Ainsi, grâce au soutien de l’eau, le Watsu permet aux futures mamans de soulager leur colonne vertébrale comme l’ensemble des articulations et de retrouver une sensation de grande légèreté et de liberté de mouvement.

L’histoire du Watsu® a débuté en 1980 à Harbin Hot Springs en Californie où vit et enseigne Harold Dull, l’initiateur de la méthode. Il w a développé et pratique dès lors la combinaison artistique du zen shiatsu et les mouvements dans l’eau chaude. Harold Dull décrit le sentiment qui naît de sa respiration à l’unisson avec celle de la personne qu’il traite durant une séance de Watsu par les termes « harmonie du cœur. GLOSSAIRE DES TERMES

AUDITION
Le terme audition (auditeur) définit un cours refait par un étudiant pour la deuxième fois.
La participation à un cours comme auditeur doit être fixée d’un commun accord avec l’instructeur responsable du cours.

AQUATIC BODYWORK (Travail corporel aquatique)
Par le terme travail corporel aquatique on entend toutes les pratiques qui se déroulent dans un milieu aquatique, en immersion ou non, dans le but d’obtenir des conditions de relaxation, tonification, réhabilitation, thérapie et tout ce peut améliorer les conditions de vie de l’individu qui les pratique, soit sous forme active que passive.
Le Bodywork Aquatique peut se dérouler individuellement ou en groupe, par l’action, le support ou l’aide d’un thérapeute ou un prestataire (Bodyworker Aquatique).

AQUA WELLNESS
Technique aquatique qui intègre le watsu avec l’expérience de l’immersion en apnée et qui, avec une harmonie de mouvements doux, bercements, étirements et ondulations permet d’explorer le silence méditatif de l’écoute intérieure et la joie de l’absence de gravité avec un accord dans les temps d’immersion et de respiration, dans une intégration totale entre offrant et receveur.

ÉLECTIVES
Les classes électives sont tous les cours qui dérivent du watsu et explorent des modalités particulières de se trouver dans l’eau.

ÉTUDIANT
Est étudiant de Watsu quiconque a commencé un parcours de formation watsu en participant à au moins un cours d’introduction. (Basic Watsu)

FREE FLOW (Flot libre)
Modalité de watsu qui est explorée pendant le cours de Watsu 3. Le corps du receveur est accompagné à explorer l’eau en laissant la place aux mouvements spontanés, lesquels intégrés en mouvements harmonieux, construisent une danse qui implique le corps et les émotions.

HEALING DANCE
Technique aquatique mise au point par Georgeakopoulos et Inika Sati Spencer qui intègre le watsu avec des mouvements de flottaison en transformant la séance en une danse fluide et douce dans en et dehors de l’eau. Dans un flux sans fin sont entrelacés des étreintes tranquilles, relâchements, extensions, transitions fluides et massages, qui avec leur pouvoir complémentaire libèrent les blocages énergétiques.

HEART-BODY WAVE
Modalité avancée de watsu enseignée par Harold Dull pendant le cours de Watsu 4 en relation avec les secousses qui occasionnellement traverse le corps pendant une séance.

INNER WATSU (Watsu intérieur)
Cours ou l’on aborde le Watsu d’une manière psychologique et explore les implications émotionnelles possible d’une séance de Watsu.

INTERNE
Est définie interne la troisième participation à un cours. (auquel on a déjà participé en qualité d’étudiant et d’auditeur) La participation à un cours en tant qu’interne doit être fixée d’un commun accord avec l’instructeur responsable du cours.

INSTRUCTEUR
Est instructeur watsu le praticien qui, possédant les qualités requises, a fréquenté le cours de formation pour enseignant watsu géré par WABA et qui résulte inscrit dans le Registre International des enseignants de WABA.

JAHARA TECHNIQUE (Technique Jahara)
Technique dérivée du watsu et mise au point par Mario Jahara qui, avec l’aide de frittes (nouilles) et de mouvements actifs et passifs, favorise une amélioration de la structure corporelle et un assouplissement des articulations spinales et de la structure musculo-squelettique.

LOG-BOOK (Livre de Bord)
Le Log-Book est le journal personnel de l’étudiant/praticien qui lui est remis lors de sa première participation à un cours de watsu, et dans lequel sont enregistrés tous les éléments principaux des pas développées pendant son parcours de formation : stages, cours, sessions, révisions, certifications, etc.

PRATICIEN
Praticien de watsu est celui qui a achevé le curriculum de formation et a été reconnu par WABA en tant qu’opérateur formé et préparé pour la pratique auprès du public pour des séances de watsu. Est praticien de watsu l’opérateur qui est inscrit au Registre International des praticiens de WABA.

SÉQUENCE
La séquence se compose d’une série de mouvements en succession harmonieuse entre eux.

SÉANCE
On définit séance la pratique dans l’eau de watsu, avec un offrant (le praticien) et un bénéficiaire. Normalement sa durée est entre 45 et 60 minutes. La durée d’une séance peut varier suivant les accords entre l’offrant et le bénéficiaire, ou, selon les décisions de l’offrant sur la base de l’évolution de la séance.

SHIATSU
Pratique de rééquilibrage énergétique très ancienne née en orient et développée par des maîtres contemporains qui est effectuée par le contacte avec les mains, la pression des doigts sur des points spécifiques et l’étirement des méridiens énergétiques du corps.

TANTSU
Une pratique de bodywork et contacte corporel exécutée au sol, en couple ou par groupe de trois personnes, av…

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